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Alex Waltz, formateur en expression orale et écrite

«Le sens de l’accompagnement que je propose à mes élèves est animé par une quête d’authenticité.»


Alex Waltz est comédien et formateur en expression orale et écrite. Il met ses compétences au service des étudiants de l'école pour leur permettre de s'exprimer de manière authentique tout en trouvant les mots justes, les mots impactant, pour exprimer leurs idées et surprendre agréablement !

Pouvez vous nous présenter votre parcours et ce qui vous a motivé à enseigner l'expression corporelle au sein de l'école ?

J’ai eu ce qu’on appelle pudiquement un « parcours atypique ». Entré dans la vie active à 17 ans, j’ai exercé pendant 13 ans divers métiers, aux antipodes les uns des autres. Pour ne citer que les plus marquants, j’ai été marin, journaliste, inspecteur régional des sociétés d’auteurs, restaurateur… Mais à 30 ans, j'ai décidé de réaliser mon rêve : monter sur les planches. Depuis une dizaine d’années maintenant, j’anime des ateliers d’expression par le théâtre auprès de groupes d’enfants, d’adolescents et d’adultes. Accompagner les autres, faciliter l’émergence de l’expression juste... ont trouvé chez moi une forte résonance intérieure.

En 2014, Arno Creignou – référent de la filière graphiste motion design – m’a fait part des difficultés que rencontraient nombre de ses étudiants lorsqu’ils étaient en situation de présentation de leurs rendus et, bien sûr, face au jury le jour du diplôme.
Je n’en ai pas été surpris. Jamais les situations d’échange, de communication en public, n’ont été aussi incontournables. Les pays anglo-saxons ont intégré des cours de communication dans leur système éducatif depuis longtemps, et ça se voit ! Heureusement, les choses sont en train de changer. Bref, j’ai conçu sur mesure une formation pour l'école. Le sens de l’accompagnement que je propose à mes élèves est animé par une quête d’authenticité. Commencer par être plus « authentique », avant d’expérimenter des outils techniques pour optimiser leur propre expression, c'est la base. Le savoir-être, avant le savoir-faire.

En quoi consiste votre intervention à L'École Multimédia ?

Mon intervention est tout sauf un cours magistral. Nous travaillons sur du « matériel » humain, ce qui implique qu’il faut expérimenter le plus possible, en pédagogie active. Concernant le contenu de mes interventions, il existe, en prise de parole en public, deux axes de travail fondamentaux (tirés des techniques du théâtre et du chant) : le développement de la confiance en soi et la maîtrise de l'outil vocal. Primordial, ce travail est loin d’être suffisant. Si je me sens plus à l'aise en public, que ma voix est claire et nuancée, mais si je ne parviens pas à exprimer efficacement mon message, ai-je réellement « fait le job » ?
Il est donc nécessaire d’appréhender le sujet de façon globale, d'en aborder toutes les dimensions. En restant dans les frontières de mes compétences - il ne s’agit pas de jouer à l’apprenti sorcier ! - je mets à profit tous les outils qui me semblent pertinents : sciences cognitives, sciences du comportement, techniques de communication, techniques d’émergence créative, outils sémantiques et linguistiques, règles de dramaturgie, art de l’expression orale, techniques de jeu théâtral etc. Le champ d’exploration est immense ! De l'émergence de « l'accroche » à la toute fin de l'intervention. De la conception des supports de présentation à la gestion des échanges conflictuels. De la maîtrise du stress au développement d'un argumentaire convaincant etc. Quel challenge ! J’y intègre de plus en plus la CNV (communication non violente), car je suis convaincu que c’est un enjeu majeur dans le monde du travail d'aujourd'hui.

Quels sont les conseils que vous pourriez donner à nos futurs et jeunes diplômés pour mieux maîtriser leur langage du corps lors d'un entretien ou d'une présentation orale?

Vous donner des recettes universelles, prêtes à l’emploi, serait une imposture ! Nous sommes tous différents. Et le langage du corps est, pour l’essentiel, inconscient ! Nous ne sommes pas en capacité de l’auto-déceler. Oui, un regard extérieur, une caméra, nous le permet. Mais s’efforcer de dompter ce langage corporel, de le « maîtriser » pour reprendre votre terme, est une démarche artificielle qui peut s’avérer douloureuse et contre-productive. Elle engendre des dissonances, ainsi qu'une impression diffuse de fausseté. En situation d’entretien d’embauche, si l’on est « en maîtrise », l’effet produit sur nos interlocuteurs est contraire : on ne rassure pas. Quel paradoxe, non ? On n’est pas soi même très à l’aise – et plus l’enjeu est important, moins on l’est - et pourtant il faut rassurer ! Mais ce n’est pas du tout incompatible. Une personne qui parvient à être authentique, même en stress, reste honnête, et c’est rassurant.

Avant de vous donner une piste de travail, il est nécessaire  d’expliquer comment ça marche. Donner des astuces, des conseils en disant : évitez telle posture, « ne faites pas ci, ne faites pas ça ! » reviendrait à agir sur des symptômes sans en connaître les causes. Lorsque nous nous exprimons, notre message est transmis via trois vecteurs : le verbal (les mots), le vocal (ce que les autres entendent) et le visuel (ce qu’ils voient). Le langage du corps, donc, le visuel, a un impact considérable sur la transmission (ou non !) de notre message. Que peut-on mettre en action pour se libérer de nos réactions liées à nos émotions (stress, peur, colère...) ? Se libérer, justement. Notre corps doit être en capacité : premièrement, de respirer, deuxièmement, de s’exprimer.

En formation, nous explorons avec mes élèves les 4 phases de l’apprentissage théorisées par Maslow. Pour faire simple et en n’évoquant que les 2 dernières phases, c’est comme le vélo : à un moment, après avoir appris, « vous savez que vous savez » ce qu’il faut faire et ne pas faire. Mais vous êtes obligé d’y penser. Je dois regarder devant moi, tenir le guidon bien droit, poser un pied à terre si je m’arrête... Puis, assez, rapidement, arrive la phase 4, dite de compétence inconsciente. « Je ne sais plus que je sais » alors vous enfourchez votre vélo, et vous n’avez plus à penser, techniquement, à quoi que ce soit ! C’est exactement pareil en prise de parole en public, il y a une phase durant laquelle on doit être vigilant. En formation, nous utilisons des accroches mémorielles pour franchir ce cap. Si vous faites ce travail seul, il est nécessaire d’avoir des retours d’observateurs extérieurs. Et si, par exemple, il a été identifié que vous avez régulièrement un ancrage des mains, vous pouvez, pour vous en défaire, utiliser un objet transitoire, que ce soit un stylo, vos fiches, ou un pointeur laser… Votre objectif préliminaire sera de « désancrer » au moins une main, afin qu’elle soit libre, si elle en a besoin, d’exprimer des gestes co-verbaux, si déterminants pour la transmission du message. Le corps est assez vite reconnaissant de ne plus être « bâillonné » et prend plaisir à s’exprimer librement. Comme il fait d’ailleurs, naturellement, dans des situations de communication sans enjeu, par exemple une discussion entre amis.