

Travailler en équipe, c’était le souhait de Séverine. Pari réussi. Diplôme de directeur artistique multimédia en poche, elle travaille pour le site RueDuCommerce et développe le graphisme d’une des acquisitions du groupe, alapage.com.
A la découverte du graphisme
« Un déclic », c’est comme cela que Séverine résume sa découverte du graphisme. Après avoir choisi une voie générale (BAC ES et maths spé) « pour m’ouvrir le plus de portes possibles, n’ayant aucune idée de ce que je souhaitais faire », elle se rend au salon des formations artistiques et c’est là qu’intervient le déclic. « Avant, cela ne me parlait pas trop, mais j’ai rencontré beaucoup de profs, discuté avec beaucoup d’élèves et j’ai décidé d’entamer les démarches pour m’inscrire dans une école spécialisée. »
Après accord de ses parents « ils me font confiance », elle opte pour l’Ecole Multimédia et sa filière initiale, Vocation Graphique. Elle suivra tout le cursus, de la première à la quatrième année. « En quatre ans, je suis passée de la pure découverte au monde professionnel.»
My beautiful Ecole Multimédia
Ce qui lui en est resté ? A l’évidence, le fait d’étudier dans une structure où l’on prend soin des élèves. « En première année, on était plutôt un pot-pourri d’élèves; certains avaient fait médecine, d’autres sortaient du lycée, mais on avait tous en commun de découvrir le graphisme, tout en ayant des niveaux différents. » Et c’est ce même sentiment de complémentarité chaleureuse qu’elle retrouve en dernière année : « Mon meilleur souvenir de l’école, c’est notre classe, avec des créatifs, des développeurs web 2.0, des concepteurs… »
Côté contenu, l’étude de la gestion de projets aura marqué sa quatrième année « même si l’on avait un peu le pied sur le frein au début », et notamment le projet mené sur un site communautaire, Didooda, en équipe avec 3 autres élèves. Un bonus donc pour l’apprentissage par projets, avec une mention pour les techniques éditoriales « sur lesquelles on avait tout à apprendre ». Pas de malus. Non, seulement une très légère déception pour flash : « après trois années d’apprentissage, j’aurais aimé l’appliquer, soit à des sites existants, soit à un site personnel.»
Recherche free lance désespérément
Une fois diplômée, on lui suggère de nombreuses pistes de recherche d’emploi qu’elle décide de ne pas suivre. Et elle se concentrera essentiellement sur l’inscription à des sites d’emploi, dédiés aux métiers du graphisme, type créajobs. Et là, elle coche toutes les options : mobilité en province, à l’international…. « J’ai été très étonnée du retour très positif de cette démarche, avec beaucoup de réponses et une petite dizaine d’entretiens. » Sa philosophie : aller à tous, même si l’on demande un DA senior ou si le profil souhaité est un peu plus technique que le sien. « Tout d’abord, c’était eux qui me contactaient. De plus, cela m’a appris à parler de moi, à connaître les questions qui sont posées et à percevoir ce que l’on attend d’un nouveau venu. »
Et la demande des entreprises devient assez rapidement limpide : « On nous demande de travailler comme un free lance, c’est-à dire de savoir tout faire. La création graphique seule, cela ne suffit pas. Il faut être créatif mais aussi technique et savoir gérer un projet. Sans ces trois compétences, c’est plus difficile. » Attendez-vous aussi à devoir faire des tests, sur place ou chez vous : « la réalisation d’une bannière en flash ou la création d’un mini-site ».
Bannières et newletters en vue
A contrario de cette règle, son futur employeur ne lui fera pas passer de test. Un entretien, le bon, un appel téléphonique pour indiquer que l’on souhaite une prise de fonction immédiate, « J’ai quand même réussi à négocier une semaine de vacances. »
Séverine officie comme webdesigneuse au sein d’une équipe de 5 personnes. Sa mission : s’occuper de l’animation du site alapage.com, racheté par le groupe RueDuCommerce. Avec un manager projet, un webmaster, un responsable de l’audit marketing et un autre webdesigner (travaillant en alternance), elle contribue à la reprise d’un site internet surtout dédié aux livres et aux produits culturels mais qui devrait voir son offre multimédia monter en charge.
Pour ce faire, Séverine réalise des bannières pour la communication externe et interne du site « au début, j’ai réalisé beaucoup d’animations commerciales en flash pour vendre ou promouvoir un produit, une cinquantaine par jour. »
Autre grande activité : la réalisation de newsletters, avec une moyenne de 5 par semaine mais qui peut monter à une par jour pendant les période de fêtes.
La vie en entreprise
Ravie de son nouvel environnement professionnel, elle y trouve de nombreux avantages : les déplacements ne sont pas rédhibitoires, puisque de La Défense où elle habite à Garibaldi où elle travaille, elle n’a qu’un changement à effectuer. De quoi faire passer le stress qui l’a saisie à son arrivée dans les lieux : « 100 personnes dans un open space, c’est un vrai défi à relever. Au début, je me suis sentie un peu perdue, stressée, tendue, sans savoir très bien comment entrer en contact avec les autres. »
Après des débuts stressés, elle s’est mise au sport avec ses collègues. Malgré son travail qui lui prend la majeure partie de son temps, ses projets personnels sont toujours d’actualité. Elle a créé un site web présentant une chambre d’hôtes ou le design d’un logo pour une association développant des projets citoyens. Dernière confidence: « dans ce domaine, c’est beaucoup de bouche à oreille. »
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